Découvrez nos prochaines Master Class en ligneJe m'appelle Caroline Decocker, j'ai 45 ans, je suis maman de deux garçons et formatrice en anglais chez RécréAnglais depuis maintenant trois ans.
Je suis auto-entrepreneuse, mais je ne me sens jamais seule. J'ai la chance de faire partie d'une véritable famille de passionnés de l'anglais, de la pédagogie et de la transmission auprès des enfants, répartie partout en France. C'est une aventure humaine autant que professionnelle, portée par des valeurs qui me ressemblent profondément : la bienveillance, le partage, l'épanouissement et l'envie de transmettre autrement.
Pendant dix-huit ans, j'ai exercé le métier de professeure des écoles auprès d'enfants de 8 à 11 ans. Cette expérience m'a énormément apporté. J'y ai appris à enseigner toutes les matières du primaire, à construire des projets, à travailler en équipe, à accompagner chaque enfant selon ses besoins et à transmettre avec enthousiasme.
Avant cela, j'avais choisi des études en Sciences de l'éducation. Un cursus passionnant qui mêlait pédagogie, langue française, psychologie, sociologie, psychanalyse, langues vivantes, histoire de la photographie ou encore du cinéma… Une vraie ouverture sur le monde et sur l'humain. Je n'ai jamais regretté ce choix.
Et pourtant, il y a un joli clin d'œil dans mon histoire. À l'origine, je souhaitais m'orienter vers des études d'anglais. C'est finalement lors des portes ouvertes de l'université que les Sciences de l'éducation ont retenu toute mon attention. Avec le recul, je me dis que rien n'arrive par hasard.
J'ai ensuite enseigné à Toulouse, puis en Bretagne, à Lauzach, Ambon et Allaire. Au fil des années, une évidence revenait toujours : parmi toutes les matières, l'anglais occupait une place à part. C'était celle que j'aimais enseigner, celle dans laquelle je me sentais le plus libre.
Certaines personnes pourraient penser qu'il est dommage de revenir à l'anglais après près de vingt ans dans l'Éducation nationale. Moi, je vois les choses autrement. Je suis convaincue que ce parcours était nécessaire. Toutes ces années m'ont permis de mieux comprendre les enfants, leur développement, leurs besoins et leurs façons d'apprendre.
Aujourd'hui, chez RécréAnglais, j'ai retrouvé ce qui m'animait profondément : transmettre autrement. La méthodologie, basée sur l'oral, le jeu et le plaisir d'apprendre, permet aux enfants d'acquérir l'anglais de manière naturelle, dans un environnement bienveillant et adapté à leur rythme. Je retrouve enfin une façon d'enseigner qui place le bien-être et l'épanouissement de l'enfant au cœur des apprentissages. Et c'est exactement ce que je recherchais.
Avec le recul, je réalise que les signes étaient présents depuis longtemps. Mais, comme beaucoup, je ne voulais pas vraiment les voir.
J'avais envie de changement. Je ressentais de plus en plus de fatigue, un manque de reconnaissance, des douleurs physiques récurrentes et surtout l'impression de perdre peu à peu le plaisir d'exercer mon métier. Je voulais retrouver du sens, passer moins de temps en réunions et davantage de temps à faire ce qui me passionnait vraiment : accompagner les enfants.
Deux phrases ont marqué un tournant.
La première est venue de mon fils : "Tu passes plus de temps à t'occuper de tes élèves que de nous."
Cette remarque m'a profondément touchée, parce qu'au fond, je savais qu'il avait raison.
La seconde est celle de mon médecin, alors que j'étais en situation d'épuisement : "Vous vous voyez continuer comme ça pendant encore vingt-cinq ans ?"
La réponse s'est imposée immédiatement : non.
C'est à ce moment-là que j'ai compris qu'il était temps de m'autoriser à écrire un nouveau chapitre de ma vie professionnelle.
Pendant longtemps, je pensais que recommencer une nouvelle vie professionnelle était réservé aux autres.
Aujourd'hui, je sais que ce n'est pas vrai.
Il n'y a pas d'âge pour changer de voie. Nous n'avons qu'une seule vie. Si notre travail ne nous correspond plus, nous avons le droit — et parfois même le devoir — d'en imaginer un autre.
Ne vous sous-estimez jamais. Nous possédons bien plus de ressources que nous le croyons. Une force, une énergie, parfois même une rage positive qui ne demande qu'à s'exprimer. Le plus difficile est souvent de faire le premier pas. Ensuite, les rencontres, les opportunités et la confiance en soi font le reste.
Pendant longtemps, je pensais surtout à la sécurité de l'emploi. Quitter un poste stable faisait peur.
Aujourd'hui, j'ai compris que l'argent ne devait pas être un frein à nos ambitions, mais un outil qui nous permet de construire une vie professionnelle qui nous ressemble. Lorsque l'on croit en son projet, que l'on est bien accompagnée et que l'on exerce un métier qui a du sens, on ose davantage parler de la valeur de son travail. Nous avons le droit de vivre de notre passion et d'être rémunérées à la hauteur de notre investissement.
Je peux le dire sans hésiter : le salon Profession'L a changé ma vie.
Il y a quatre ans, je cherchais une nouvelle orientation professionnelle. Je savais que je ne voulais plus enseigner de la même manière, mais je ne savais pas encore vers quoi me diriger.
Je devais participer aux deux journées du salon. Finalement, le premier jour, mon conjoint est tombé malade et je n'ai pas eu le courage d'y aller seule. J'ai failli renoncer.
Puis je me suis dit : "Et pourquoi pas ?"
Le lendemain, sous la pluie, un peu perdue mais déterminée, je suis partie seule.
J'ai assisté à plusieurs conférences, échangé avec des femmes passionnées par leur métier, découvert des parcours inspirants. J'ai notamment écouté Catherine Testa parler de la culture de l'optimisme et Clémence Castel raconter son parcours, sa capacité à dépasser les doutes et à croire en ses projets malgré les obstacles. Leurs témoignages ont profondément résonné en moi.
Et puis, lors d'une simple pause café, mon regard s'est posé sur un flyer : « Devenez formatrice RécréAnglais pour les 3-11 ans. »
Je l'ai pris presque par curiosité.
Quelques mois plus tard, je contactais RécréAnglais et faisais la rencontre de Sidonie, la fondatrice, puis de Cécile, ma référente.
Sans le savoir, ce petit flyer représentait le premier pas vers une nouvelle vie.
Ce qui m'a convaincue ensuite, au-delà du concept innovant qui allie enseignement et service à la personne, c'est la richesse du réseau. Chez RécréAnglais, on ne se lance jamais seule. Les échanges entre Partners, le partage d'expériences, l'entraide et la bienveillance font partie du quotidien. C'est cette dimension humaine qui permet de grandir, de prendre confiance et de s'épanouir pleinement dans son métier.
J'aime les phrases qui nous poussent à agir plutôt qu'à attendre.
Il y en a deux qui m'accompagnent particulièrement.
« Il faut viser la Lune, car au pire, on atterrit dans les étoiles. »
Et cette citation de Fabien Olicard, que je trouve extrêmement juste :
« Un vaut mieux que zéro. »
Parce qu'un premier pas, même imparfait, vaut toujours mieux que de rester immobile.
Finalement, si je devais résumer mon parcours en une phrase, je dirais qu'il n'est jamais trop tard pour oser se réinventer. Il suffit parfois d'une rencontre, d'un déclic… ou simplement d'un flyer aperçu pendant une pause café pour changer le cours d'une vie.